Dans un entretien accordé au Figaro, Stéphane Dedeyan, le patron de La Banque postale, fait le point sur les défis de la filiale du groupe La Poste qui fête ses 20 ans.
« Notre plan de transformation a porté ses fruits et nous avons atteint nos objectifs de redressement avec un an d'avance », se félicite le président du directoire de La Banque postale alors que la banque au logo jaune et bleu est redevenue bénéficiaire en 2025.
Pour cela, elle a notamment taillé dans ses actifs qui perdaient de l'argent, mettant fin à sa banque en ligne Ma French Bank ou encore ses activités de crowdfunding. La Banque Postale part même à l'offensive pour fidéliser ses 10,1 millions de clients particuliers, voire en gagner d'autres.
« Notre ambition est d'avoir une application au même niveau que celles des néobanques. »
L'essor des néobanques a bouleversé les attentes des clients, intensifié la concurrence et fragmenté la relation bancaire. Les clients n'ont plus une banque pour la vie, désormais ils sont multi-bancarisés. Notre ambition est d'avoir une application au même niveau que celles des néobanques. Celles-ci sont très bien notées et offrent un vaste ensemble de fonctionnalités ; notre priorité est de simplifier et de fluidifier encore les parcours, en nous appuyant fortement sur l'IA », annonce Stéphane Dedeyan.
Des bornes de traduction au guichet
Ainsi, La Banque Postale est en phase de tests avec un nouveau service pour aider ses clients à naviguer sur leur appli bancaire. Ils devraient bientôt pouvoir décrire à l'écrit ou à l'oral ce qu'ils souhaitent. « Grâce aux informations déjà connues (numéro client, produits détenus...), l'appli leur posera quelques questions pour préciser la demande. Le client accédera ensuite directement à la page recherchée (relevés de compte, virements...) », indique Le Figaro.
Si cet outil est presque prêt, selon Stéphane Dedeyan, « les clients auront toujours accès à des conseillers pour les aider. Nous combinons l'humain avec le digital, ce qui nous différencie des néobanques et est recherché par les clients. »
Autre test en cours : des bornes de traduction dans les bureaux de poste, permettant aux clients qui ne parlent pas français de correspondre avec un conseiller bancaire.