Les grands événements sportifs ont souvent des répercussions économiques qui dépassent largement le cadre du terrain. Pour les investisseurs, une Coupe du monde de football représente une période propice pour identifier les entreprises susceptibles de bénéficier de cet engouement planétaire, notamment « en termes de retombées économiques », comme l'indique Bastien Drut, responsable stratégie et analyse chez CPR AM. Entre audiences télévisées record, explosion des budgets publicitaires et hausse de la consommation dans plusieurs secteurs, les effets d'entraînement sont multiples, notamment si l'équipe de France réalise un parcours remarquable.
Miser sur le diffuseur officiel de la compétition
Parmi les valeurs cotées à Paris, le groupe M6 apparaît comme l'un des bénéficiaires potentiels les plus évidents. En tant que diffuseur officiel de la compétition, le groupe audiovisuel profite mécaniquement de la hausse des audiences. Or, dans le secteur télévisuel, l'audience constitue le principal levier de revenus publicitaires. Plus la compétition avance et plus les performances de l'équipe nationale captent l'attention du public, plus les annonceurs sont disposés à investir massivement pour placer leurs campagnes autour des rencontres. Une qualification en phase finale de l'équipe de France peut ainsi générer plusieurs millions d'euros de recettes publicitaires supplémentaires, tandis qu'une élimination précoce limiterait fortement cet effet d'aubaine.
Et les paris sportifs
Les sociétés de paris sportifs, à l'image de FDJ United, figurent également parmi les acteurs susceptibles de profiter pleinement de la compétition. Les grandes compétitions de football entraînent généralement une augmentation des mises sur les plateformes de paris, portée par l'engouement des supporters et la multiplication des paris en ligne. Les matchs de la Coupe du monde, particulièrement ceux impliquant l'équipe de France, génèrent un volume de paris supérieur à la normale.
Sans oublier les valeurs liées à la consommation
D'autres valeurs françaises pourraient également profiter de la compétition. C'est notamment le cas des groupes liés à la consommation. Les périodes de grands événements sportifs s'accompagnent souvent d'une hausse des achats de boissons, de produits alimentaires ou encore d'équipements destinés aux rassemblements entre amis. Des groupes comme Carrefour ou Danone pourraient ainsi bénéficier de cette dynamique de consommation.
Et les valeurs européennes
Les grandes marques de sport offrent également des pistes d'investissement intéressantes car leur activité est bien souvent stimulée par les grandes compétitions de football grâce aux ventes de maillots, de chaussures et d'autres produits dérivés. Comme le précise John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, « Adidas a annoncé avoir enregistré environ 250 millions d'euros de commandes liées à la compétition dès le premier trimestre 2026 ». Et cerise sur le gâteau, ce géant du secteur, coté en Allemagne, est éligible au PEA.
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