Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 cédait 0,80%. A l'ouverture, il cède de 0,81%. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,25%, à 8.400,11 points.
L'humeur des marchés est plombée par « la correction des valeurs technologiques américaines et asiatiques », relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. A Wall Street, la veille, les géants de la tech ont chuté, à l'image de Google (-5%), Microsoft (-3,2%) ou SpaceX (-16,4%).
Cela a fait notamment suite à l'annonce « de SpaceX d'emprunter jusqu'à 20 milliards de dollars », rappelant que sa « récente introduction en bourse n'a pas suffi à apaiser les besoins de financement de l'entreprise », selon Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.
Cette annonce a réveillé les craintes des investisseurs quant aux valorisations du secteur et à la rentabilité future de ses investissements massifs pour développer l'intelligence artificielle.
D'autant que ce secteur est devenu le principal moteur des marchés d'actions mondiaux. Plus généralement, « les investisseurs prennent quelques bénéfices après le spectaculaire rallye des derniers mois », estime John Plassard.
Autre point d'attention des marchés : les discussions entre Téhéran et Washington pour aboutir à un accord final au Moyen-Orient.
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Ces discussions ont permis de poser des « bases très solides » pour « un accord final réussi », s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance. Les Etats-Unis annonçant une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.
A l'agenda des investisseurs également, une série d'indicateurs d'activités PMI en zone euro et au Etats-Unis pour le mois de juin.
Parmi les valeurs à suivre
Worldline : Des actionnaires de la société de paiement, lésés par la chute du cours de bourse de l'entreprise depuis 2021, l'ont assigné lundi en justice. Ils considèrent que Worldline a diffusé des informations trompeuses sur ses finances et ses perspectives de croissance.