Dans le cadre de son bilan des mesures mises en œuvre pour renforcer l'information et la protection des consommateurs, la Commission de régulation de l'énergie a étudié 400 offres d'électricité et 300 offres de gaz, couvrant 75% des offres de marché en électricité (11,6 millions de consommateurs résidentiels) et 85% des offres de gaz (8,7 millions de consommateurs résidentiels).

Premier constat, « environ sept consommateurs résidentiels d'électricité sur dix ont souscrit une offre au TRVE (tarif réglementé de vente de l'électricité) ou bien indexée à celui-ci, tandis que près de 60% des consommateurs résidentiels de gaz ont choisi une offre indexée au PRVG (prix repère de vente du gaz) ou à la référence de coûts d'approvisionnement ».

En électricité, parmi les consommateurs ayant opté pour une offre de marché, 70% ont souscrit un contrat dont le prix est inférieur ou proche du TRVE. « Les 30% restants ont souscrit des offres aux caractéristiques non proposées par le TRVE (fixité du prix, garantie verte...) », selon la CRE.

Concernant le gaz, près de 84% des consommateurs paient un prix inférieur ou proche du PRVG moyen. Un consommateur résidentiel de gaz sur cinq (22%) débourse un prix inférieur au PRVG - 5%, tandis que 62% des contrats ont un prix compris entre le PRVG - 5% et le PRVG + 5%.

Des offres plus chères

Autrement dit, 16,5% des consommateurs de gaz paient un prix supérieur au niveau moyen du prix repère. Parmi eux, les 1,7 million de ménages qui ont conservé l'offre « de bascule » d'Engie vers laquelle ils ont été transférés au moment de l'extinction du tarif réglementé de vente du gaz. « Son niveau, qui n'a pas vocation à être particulièrement compétitif et qui est indexé à la référence des coûts d'approvisionnement, est compris entre celui du PRVG et PRVG + 5% », alerte la CRE.

Le niveau de l'offre de bascule « n'a pas vocation à être particulièrement compétitif »

Le gendarme de l'énergie constate d'ailleurs « les consommateurs ayant choisi les offres les plus chères pourraient réduire leur facture annuelle jusqu'à plusieurs centaines d'euros (jusqu'à 591 euros par an pour les 1% des contrats d'électricité les plus chers). »

« Les consommateurs les plus avertis réalisent d'importantes économies en souscrivant les offres de marché les plus compétitives (jusqu'à 150 euros d'économie par an par rapport au consommateur moyen en offre de marché d'électricité, par exemple) », détaille son étude.

À noter toutefois : le tarif réglementé conserve des avantages, au-delà du prix. Il est encadré par les pouvoirs publics et son mode de calcul garantit une certaine stabilité des tarifs.

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La CRE estime même que certaines offres parmi les plus chères « interrogent quant aux sous-jacents économiques dont elles dépendent » et prévoit de les analyser de manière approfondie dans les prochains mois.

Ces données montrent en tout cas l'intérêt de comparer les offres. Pour cela, il est possible d'utiliser le comparateur du médiateur de l'énergie et les classements mensuels des offres les moins chères réalisés par MoneyVox. Il est aussi conseillé de se renseigner sur la qualité du service client du fournisseur avant de souscrire pour éviter les litiges.