Vers 19H30 GMT, l'or prenait 4,31% à 4.253,70 dollars l'once (31,1 g), au plus haut depuis mi-juin. L'argent gagnait lui 4,28% à 62,11 dollars l'once. Washington a dit espérer mardi la conclusion rapide d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Or, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les métaux précieux « ont plutôt eu tendance à progresser lorsque la situation s'améliore », note Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Au cœur des dynamiques des marchés depuis le début de la guerre il y a plus de cinq mois, les cours du pétrole ont chuté ces derniers jours.
De quoi diminuer les pressions inflationnistes et par conséquent « tempérer les anticipations du marché concernant de multiples hausses de taux de la part de la Fed cette année, et soutenir les cours des métaux », note Neil Welsh, analyste de Britannia Global Markets.
« Cette dynamique est normalement associée à un affaiblissement du dollar » - la monnaie profitant au contraire des perspectives renforcées de resserrement monétaire-, explique Chris Turner d'ING, avec des investisseurs qui se tournent vers d'autres marchés, notamment celui de l'or.
Le billet vert cédait 0,16% à la monnaie unique européenne vers 19H30 GMT, à 1,1549 dollar pour un euro, et perdait 0,10% contre la livre à 1,3465 dollar.
Outre ce mouvement favorable aux métaux, le billet vert souffre aussi du ralentissement des créations d'emplois dans le secteur privé américain le mois dernier. Celles-ci ont culminé à 44.000 en juillet selon l'enquête régulière ADP/Stanford Labs contre 75.000 escompté.
Les questionnements sur l'état de santé du marché de l'emploi aux Etats-Unis sont de nature à diriger la Fed vers une politique monétaire plus souple.