« On est soumis à des contraintes très fortes, qui sont nouvelles », a déclaré la ministre sur franceinfo, alors que le Premier ministre a demandé jeudi un effort budgétaire global de 54 milliards d'euros. Mais elle s'engage à « travailler avec ceux qui sont impactés par ces budgets pour voir comment on peut faire pour ne pas casser la vie culturelle en France ».
Mme Pégard prône des économies « au cas par cas ». « Je ne crois pas que le coup de rabot systématique où on dit “on supprime tant de crédits pour le spectacle vivant, tant de crédits pour le patrimoine“, est la bonne solution aujourd'hui ».
Sur la question de savoir si elle pouvait rassurer les acteurs du spectacle vivant, la ministre a admis qu'il y aurait « des crédits en moins, mais il y aura des crédits en moins au cas par cas qui (...) ne rendront pas vulnérables nos établissements, c'est ça mon but ».
« On peut différer certains investissements, (...) certains travaux. »
La ministre a indiqué avoir « vu récemment les directeurs des grands théâtres parisiens, des opéras ». « On travaille ensemble pour voir ce qu'ils peuvent reporter », selon elle. « On peut différer certains investissements, (...) certains travaux », a-t-elle ajouté. Mme Pégard a dit vouloir « garder au maximum la production, parce que la production c'est le tissu vital de nos théâtres, de nos télévisions ». « Moi je veux tout préserver », a-t-elle assuré.
90 millions d'euros d'économies demandées à l'audiovisuel public
Le spectacle vivant a été fragilisé ces dernières années par de multiples coupes budgétaires émanant de l'Etat ou des collectivités territoriales. Avant l'ouverture du Festival d'Avignon début juillet, il avait été secoué par l'annonce du gel de subventions promises par l'Etat, avant que le gouvernement ne finisse par les débloquer.
La ministre a également été interrogée sur les inquiétudes du secteur de l'audiovisuel public, alors que la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci a annoncé que le groupe allait devoir faire 90 millions d'euros d'économies en 2027, du fait notamment de la baisse des dotations de l'Etat. « Je suis bien consciente qu'il faut faire tout ce qui sera notre possible pour que l'on s'attaque le moins possible à l'information et à la production. C'est mes deux combats pour France Télévisions », a assuré Mme Pégard.
