« Ce dispositif est un succès. (...) globalement, cela fonctionne très bien. Et pour 1 euro, on propose aux étudiants des repas de qualité », se félicite-t-il dans un entretien au quotidien Ouest-France.
Outre les « investissements en nourriture ou en matériel » et le recrutement de « 204 personnes supplémentaires dans les restaurants universitaires » déjà réalisés, « nous prévoyons d'aller plus loin avec 143 millions d'euros prévus dans le prochain budget pour ce repas à un 1 euro », a indiqué Philippe Baptiste, se disant conscient de demander « de relever un vrai défi » aux personnels des Crous, appelés par plusieurs syndicats à faire grève mardi sur leurs conditions de travail.
Il prévient néanmoins que si un budget 2027 n'était pas adopté par le Parlement, le gouvernement serait « incapable d'assurer le repas à 1 euro pour tous ».
Depuis le 1er mai, tous les étudiants peuvent bénéficier d'un repas complet à 1 euro dans les restaurants universitaires du Crous, quel que soit leur niveau de ressources.
Cette formule, qui comprend un plat principal, une entrée et un dessert, était initialement ouverte à l'ensemble des étudiants pendant la crise du Covid-19 puis avait été recentrée sur les boursiers et les plus précaires.
Pour accompagner cette généralisation, l'État avait prévu une enveloppe de 50 millions d'euros en 2026 censés compenser le coût réel d'un repas, estimé entre 8 et 9 euros, permettre le recrutement de plus de 200 agents et financer des investissements en matériel de restauration.
Adoptée dans le cadre du budget 2026 après un accord entre le gouvernement et les socialistes, le coût de la mesure avait été estimé à 90 millions d'euros par an, sur l'hypothèse d'une hausse modérée de la fréquentation d'environ 10%.
Toutefois, un rapport parlementaire publié en juillet avait alerté sur un financement potentiellement insuffisant, évaluant le coût annuel à 116 millions d'euros.
L'enveloppe budgétaire augmentée pour 2027 vise à financer « une compensation financière après le passage du prix du repas de 3,30 euros à 1 euro », à permettre « aux restaurants universitaires d'investir dans de nouveaux équipements et dans des travaux pour pousser les murs » et « aussi à recruter des personnels si nécessaire », a détaillé le ministre de l'Enseignement supérieur. En revanche, aucune construction de nouveaux restaurants n'est prévue.
