A partir du 1er mars ou du 1er avril, plusieurs forfaits non remboursés par l'Assurance maladie après un passage à l'hôpital ou une hospitalisation seront revus à la hausse d'après des projets de décret présentés par le gouvernement.

En mars, le forfait journalier hospitalier (la participation financière du patient aux frais d'hébergement et d'entretien) passera probablement de 20 euros à 23 euros le mois prochain et de 15 euros à 17 euros en psychiatrie.

Le forfait patient urgence s'élèvera aussi à 23 euros contre 19,61 euros jusqu'à présent. Il s'applique lorsqu'un passage aux urgences n'est pas suivi d'une hospitalisation.

Enfin, à partir du 1er avril 2026, la participation forfaitaire, demandée lorsque les actes dépassent un certain tarif, atteindra quant à elle 32 euros, alors qu'elle est de 24 euros actuellement.

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Une mesure décriée

« Cette décision (...) pèsera directement sur le pouvoir d'achat des ménages et sur la compétitivité des entreprises qui financent les complémentaires santé par les cotisations qu'ils acquittent », a pointé l'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire, rendant un avis défavorable sur les projets de décret.

Ces forfaits sont en effet obligatoirement pris en charge par les complémentaires santé responsables. Les organismes pourraient donc décider d'augmenter les primes pour répercuter les augmentations des indemnisations.

Ces mesures « constituent, de nouveau, un transfert de charges de l'assurance maladie obligatoire vers les complémentaires santé. Elles exposent directement les près de 5% de la population ne disposant pas de complémentaire à un nouveau déremboursement. Pour les autres, elles laissent présager de futures hausses de cotisations », déplore la CGT.

« Augmenter les restes à charge, c'est prendre le risque assumé d'augmenter les renoncements aux soins. C'est fragiliser encore ceux qui le sont déjà. C'est creuser les inégalités de santé », dénonce pour sa part l'association de défense des patients France asso santé.

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