La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a publié ce mercredi une nouvelle étude portant cette fois sur le RSA, ou plus précisément sur le non-recours au revenu de solidarité au cours du quatrième trimestre 2021. Selon cette étude, un million de personnes éligibles (pour 560 000 foyers), ne percevaient pas la prestation au quatrième trimestre 2021. La part des foyers éligibles au RSA qui ne le perçoivent pas, est estimée entre 33% et 37%. Pour 42% de ces foyers non-recourants, le montant mensuel du non perçu s'élève à 200 euros ou moins, et à 400 euros ou plus pour 41%, soit environ 410 000 personnes. Parmi les foyers éligibles au RSA, 22% à 25% ne le percevaient déjà pas depuis deux ou trois trimestres.

Les montants estimés de droits au RSA pour les foyers non-recourants diffèrent toutefois des montants effectivement perçus par ceux percevant le RSA, relativise la Drees. En effet, 23% perçoivent des montants mensuels de 200 euros ou moins, et 47% de 400 euros ou plus.

260 euros perdu par mois en moyenne

Toujours selon cette étude, « 345 000 ménages pauvres, comprenant 400 000 foyers sociaux, verraient leur niveau de vie augmenter, en moyenne de 280 euros par mois ». Parmi eux, en l'absence de non-recours, 287 000 (dont 39% sont des personnes seules sans enfant ) verraient leur niveau de vie augmenter de 280 euros mensuels en moyenne sans pour autant franchir le seuil de pauvreté fixé en 2023 à 1 288 euros pour une personne seule.

Seulement 58 000 ménages sortiraient de la pauvreté monétaire dont 54% sont des familles monoparentales . Dans une situation de plein recours au RSA, les ménages pauvres auraient un niveau de vie (comprenant les aides au logement) de 810 euros par mois en moyenne, « inférieur d'environ 30% au seuil de pauvreté monétaire ».

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