Quel est l'impact des mesures des projets de loi de finances sur les ménages ? Dans un rapport publié lundi, l'Institut des politiques publiques (IPP) mesure cet effet, à travers cinq mesures : la hausse de l'âge de majoration des allocations familiales, du montant de la bonification de la prime d'activité, du taux de CSG (Contribution sociale généralisée) sur certains revenus du capital, la reconduction de la CDHR (Contribution différentielle sur les hauts revenus) et la hausse du plafond de réduction pour dons à certaines associations (« dons Coluche »).
L'effet du budget 2026 est globalement limité sur l'ensemble de la population. « Les pertes sont concentrées dans le haut de la distribution, avec une perte moyenne de niveau de vie estimée à 0,8% (environ 125 euros par mois) pour les 1% des personnes avec les plus hauts niveaux de vie, hors prise en compte d'éventuelles réponses comportementales », est-il précisé dans le rapport.
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En revanche, les personnes qui ont un niveau de vie compris entre 1 200 euros et 1 900 euros par mois enregistrent une hausse de 0,3%, soit entre 3 euros et 5 euros par mois de plus.
Baisse pour les familles nombreuses
Ces moyennes cachent des disparités selon le type de ménage. Les plus touchés par le budget 2026 sont les familles nombreuses (trois enfants ou plus), qui représentent 14% de la population. D'après le rapport, leur niveau de vie a diminué de 0,4% en moyenne pour les couples et 1,3% pour les familles monoparentales, en raison de la baisse des allocations familiales.
En cause, un changement dans les règles de majoration. Jusqu'alors, les allocations familiales étaient majorées pour deux enfants à charge lorsque le deuxième fêtait son 14e anniversaire ou lorsque l'aîné d'une fratrie de trois atteignait ses 14 ans. Depuis le 1er mars, cette revalorisation est désormais repoussée à 18 ans.
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Les mesures n'ont, par ailleurs, pas le même impact selon le sexe. « Les femmes seules avec enfants ainsi que les couples, avec et sans enfants, apparaissent comme perdants avec des baisses moyennes de niveau de vie de respectivement 0,09%, 0,08% et 0,05%, contrairement aux hommes seuls avec enfants (+0,06%) », précisent les experts.