« C'est une diversification géographique dans un pays que l'on connaît, dans un pays avec des très bons fondamentaux économiques et avec un secteur bancaire rentable », a expliqué à l'AFP Nicolas Namias, président du directoire de BPCE.

BPCE rachète ainsi les 25% de parts de l'État et du Fonds de résolution portugais ainsi que les 75% détenus par la société américaine de capital-investissement Lone Star Funds dans cette banque née du sauvetage de la banque Espirito Santo (BES) au milieu des années 2010.

« Novobanco a mené à bien une transformation sur plusieurs années (...) et figure aujourd'hui parmi les banques les plus performantes en Europe, avec 1,6 milliard d'euros de produit net bancaire (l'équivalent du chiffre d'affaires, NDLR) et un résultat net de 828 millions (bénéfice part du groupe) en 2025. Son bilan est solide, avec un excès de liquidité et de solvabilité », souligne BPCE dans un communiqué.

Objectif : créer « une synergie de revenus »

Le prix total d'acquisition s'établit à 6,7 milliards d'euros au 30 avril 2026, contre 6,5 milliards annoncés précédemment, tenant compte de l'augmentation des fonds propres de novobanco au cours des quatre premiers mois de 2026.

La banque a un réseau d'environ 300 agences, emploie près de 4 100 collaborateurs et compte 1,7 million de clients. Elle détient un portefeuille de 18,2 milliards d'euros de crédits aux entreprises, 11,1 milliards d'euros de prêts immobiliers et 2,7 milliards d'euros de prêts personnels.

« Novobanco est aujourd'hui la quatrième banque du Portugal, avec des parts de marché au total de 9%, et de 18% sur les PME portugaises. C'est la grande banque des PME portugaises. Et BPCE est la première banque des PME françaises, donc il y a une forme d'ADN commun », ajoute M. Namias. « Tout l'enjeu, c'est de mobiliser les expertises de BPCE pour les clients de novobanco », explique-t-il, « proposer les solutions de leasing d'équipement de BPCE », « développer Natixis CIB au Portugal » pour les grandes entreprises, et « mobiliser le savoir-faire de BPCE sur le crédit à la consommation » pour les particuliers. Objectif : créer « une synergie de revenus ».