Appliqué depuis 2019, le prélèvement à la source permet de payer l'impôt sur le revenu au fur et à mesure de la perception des revenus. Salaires, pensions, revenus fonciers, revenus des indépendants... Tous ne sont toutefois pas prélevés de la même manière. Comment est calculé le taux ? Quel prélèvement s'applique à vos revenus ? Et comment modifier votre taux en cas de changement de situation ?

Comment fonctionne le prélèvement à la source ?

Le prélèvement à la source ne change pas le montant de l'impôt sur le revenu que vous devez : il modifie simplement la façon dont vous le payez. L'impôt est prélevé au moment où vous percevez vos revenus, au lieu d'être payé plusieurs mois plus tard.

Pour les revenus versés par un organisme, comme un salaire ou une pension de retraite, l'impôt est directement retenu par le tiers collecteur (employeur, caisse de retraite, France Travail...). Pour les revenus qui ne disposent pas de tiers collecteur, comme les revenus fonciers ou certains revenus des indépendants, l'administration fiscale prélève directement un acompte sur le compte bancaire du contribuable.

Le montant prélevé pendant l'année est ensuite pris en compte lors du calcul définitif de l'impôt après la déclaration de revenus.

Comment est calculé votre taux de prélèvement à la source ?

Le taux de prélèvement à la source est calculé chaque année par l'administration fiscale, à partir de la dernière déclaration de revenus. Il détermine la part des revenus soumis au prélèvement qui sera directement versée au fisc.

Pour le calculer, l'administration prend en compte la situation fiscale et les revenus du foyer. En simplifiant, le calcul se fait en trois étapes :

  1. Elle calcule d'abord l'impôt sur le revenu du foyer, en tenant compte de l'ensemble des revenus et des règles fiscales applicables.
  2. Elle détermine ensuite la part de cet impôt correspondant aux revenus soumis au prélèvement à la source, comme les salaires ou les pensions. Certains revenus, notamment certains revenus du capital, sont en dehors du champ du PAS.
  3. Elle rapporte cette part d'impôt aux revenus soumis au prélèvement. Le résultat, exprimé en pourcentage et arrondi à la première décimale, correspond au taux de prélèvement à la source.

Taux de prélèvement à la source = (impôt correspondant aux revenus soumis au prélèvement ÷ montant de ces revenus) × 100

Exemple. Madame G. vit seule et déclare 100 000 euros de revenus par an. Elle se situe dans la tranche à 41% du barème progressif : c'est son taux marginal d'imposition (TMI). Mais le fisc ne prélève pas 41% de l'ensemble de ses revenus, seulement la fraction qui dépasse le seuil de cette tranche, les tranches inférieures (0%, 11%, 30%) s'appliquant au reste. Au final, elle paie 20 701 euros d'impôt, soit un taux de prélèvement à la source de 20,7% : c'est ce pourcentage, et non 41%, qui est appliqué chaque mois sur son salaire.

Cette formule permet de comprendre la logique du calcul, mais le calcul réel tient compte de plusieurs règles fiscales et ne peut pas toujours être reproduit simplement à partir de votre seul montant d'impôt.

Le taux de prélèvement à la source est ainsi proche du taux moyen d'imposition, sans être nécessairement identique. Le premier porte sur les revenus entrant dans le champ du prélèvement à la source, tandis que le second rapporte l'impôt au revenu imposable pris en compte.

À ne pas confondre avec :

  • le taux moyen d'imposition : il correspond à la part du revenu imposable consacrée à l'impôt sur le revenu ;
  • le taux marginal d'imposition (TMI) : c'est le taux de la dernière tranche du barème progressif atteinte par le foyer. Il ne s'applique qu'à la fraction de revenus située dans cette tranche ;
  • le prélèvement forfaitaire unique (PFU) : c'est le régime fiscal qui s'applique notamment à de nombreux revenus du capital, avec un taux d'impôt sur le revenu de 12,8%.

Quels sont les taux de prélèvement à la source ?

Le taux personnalisé

C'est le taux de droit commun, celui qui s'applique par défaut si vous n'effectuez aucune démarche particulière. Il est calculé par l'administration fiscale à partir de vos revenus, de votre situation familiale et de vos éventuelles charges de famille, puis transmis directement à votre employeur ou à votre caisse de retraite, qui l'applique sur votre salaire ou votre pension.

Pour une personne seule, ce taux reflète sa propre situation fiscale. Pour un couple marié ou pacsé soumis à l'imposition commune, il peut également prendre la forme d'un taux foyer : un taux unique, identique pour les deux conjoints, calculé sur l'ensemble des revenus du ménage. C'est le couple qui doit expressément demander l'application de ce taux commun, l'administration appliquant l'individualisation par défaut.

Le taux individualisé

Ce taux concerne exclusivement les couples mariés ou pacsés soumis à l'imposition commune. Depuis le 1er septembre 2025, il s'applique par défaut : chaque conjoint se voit attribuer un taux calculé en fonction de ses revenus personnels, mais en tenant compte de la situation fiscale globale du foyer.

Concrètement, le conjoint qui gagne le plus se voit appliquer un taux plus élevé, et celui qui gagne le moins un taux plus faible. Par exemple, dans un couple où l'un des conjoints perçoit 4 000 euros par mois et l'autre 2 000 euros, le premier sera prélevé à un taux plus important que le second. L'objectif n'est pas de faire payer plus d'impôt au foyer, mais de répartir la charge de manière plus proportionnelle aux revenus de chacun : le montant total d'impôt dû par le couple reste strictement identique à celui qui aurait été prélevé avec un taux foyer.

Si les conjoints préfèrent revenir à un taux commun, ils peuvent à tout moment demander l'application du taux foyer auprès de l'administration fiscale.

Exemple. Isabelle et Didier déclarent en couple, sans enfant à charge. Elle gagne 30 000 euros par an, lui 20 000 euros.

Avec un taux foyer (personnalisé), un taux unique de 4% s'applique aux deux : Isabelle est prélevée de 100 euros par mois sur son salaire de 2 500 euros, Didier de 67 euros sur son salaire de 1 667 euros, soit 167 euros au total.

Avec le taux individualisé (option par défaut depuis septembre 2025), chacun est prélevé proportionnellement à ses revenus : 6,3% pour Isabelle (environ 157 euros par mois) et 0,6% pour Didier (environ 10 euros par mois). Le total prélevé reste identique, 167 euros, mais réparti différemment entre les deux conjoints.

Le taux non personnalisé (ou taux neutre)

Ce taux peut être choisi par toute personne, seule ou en couple, qui ne souhaite pas que son employeur connaîsse son taux d'imposition personnel : il permet de préserver la confidentialité de sa situation fiscale vis-à-vis de son entreprise. Dans un couple, c'est une option individuelle : l'un des conjoints peut choisir le taux neutre tandis que l'autre conserve son taux personnalisé ou individualisé.

Le taux neutre est un taux standardisé, calculé uniquement à partir du montant du salaire, indépendamment de la situation familiale. Il correspond à une grille de taux fixée chaque année par l'administration. Cette option est notamment utile aux personnes qui perçoivent d'importants revenus en dehors de leur salaire (revenus fonciers, revenus de placements...) et qui ne veulent pas que leur employeur puisse en déduire un niveau de vie élevé via un taux de prélèvement inhabituel.

Revenus mensuels 2026Taux neutre
Inférieurs à 1 635 €0%
De 1 635 € à 1 698 €0,5%
De 1 698 € à 1 807 €1,3%
De 1 807 € à 1 928 €2,1%
De 1 928 € à 2 060 €2,9%
De 2 060 € à 2 170 €3,5%
De 2 170 € à 2 315 €4,1%
De 2 315 € à 2 738 €5,3%
De 2 738 € à 3 135 €7,5%
De 3 135 € à 3 571 €9,9%
De 3 571 € à 4 019 €11,9%
De 4 019 € à 4 690 €13,8%
De 4 690 € à 5 624 €15,8%
De 5 624 € à 7 037 €17,9%
De 7 037 € à 8 789 €20%
De 8 789 € à 12 200 €24%
De 12 200 € à 16 523 €28%
De 16 523 € à 25 937 €33%
De 25 937 € à 55 558 €38%
Supérieure ou égale à 55 558 €43%

Source : loi de finances pour 2026.

Impôt sur le revenu : taux individualisé ou foyer, comment choisir et changer (ou pas) ?

Comment modifier son taux de prélèvement à la source ?

Une hausse ou une baisse importante de revenus, un mariage, un Pacs, une séparation, une naissance, un départ à la retraite... certains changements peuvent justifier une actualisation du prélèvement à la source. Il est inutile d'attendre la prochaine déclaration de revenus : la modification peut être effectuée à tout moment depuis le service « Gérer mon prélèvement à la source » sur impots.gouv.fr.

Dans quelles hypothèses faut-il penser à demander une modification son taux de prélèvement à la source ou à signaler un changement de situation ?

Changement de situationAction à réaliser
Augmentation des revenusActualiser le montant des revenus estimés
Baisse des revenusActualiser le montant des revenus estimés
Début ou arrêt d'une activitéSignaler le changement et actualiser les revenus estimés
ChômageDéclarer le changement de situation et actualiser les revenus estimés
Départ à la retraiteDéclarer le changement de situation et actualiser les revenus estimés
Mariage ou PacsDéclarer le changement de situation dans les 60 jours
Divorce, séparation ou rupture de PacsDéclarer le changement de situation dans les 60 jours
Naissance ou adoption d'un enfantDéclarer le changement de situation
Modification du nombre de personnes à chargeActualiser sa situation fiscale
Décès du conjoint ou du partenaire de PacsDéclarer le changement de situation
Perception de nouveaux revenus fonciersCréer ou modifier l'acompte correspondant
Changement de coordonnées bancairesModifier les coordonnées bancaires utilisées pour les prélèvements

En cas de changement de situation familiale, comme un mariage, un Pacs, un divorce ou une séparation, l'événement doit être signalé dans les 60 jours. Une naissance ou une adoption doit également être déclarée rapidement à l'administration fiscale.

Pour une modification des revenus, il faut renseigner une estimation de ses revenus et de ses charges pour l'année en cours. L'administration recalcule alors le taux et, le cas échéant, les acomptes.

Si vous demandez une baisse de votre taux de prélèvement à la source, une condition supplémentaire s'applique. Le prélèvement estimé pour l'année en cours doit être inférieur de plus de 5% au prélèvement qui aurait été effectué sans modulation. Cette règle ne s'applique pas à une modulation à la hausse, que vous pouvez demander librement.

Exemple. Eve est redevable d'un prélèvement annuel de 2 000 euros. Suite à une baisse de ses revenus, elle estime que son prélèvement annuel ne devrait plus être que de 1 850 euros, soit un écart de 7,5%. Comme cet écart dépasse le seuil de 5% exigé pour une modulation à la baisse, elle peut demander l'ajustement de son taux.

Attention toutefois à ne pas sous-estimer vos revenus. Une modulation à la baisse trop importante peut entraîner une majoration de 10% sur une partie des sommes insuffisamment prélevées. Cette majoration s'applique lorsque le prélèvement finalement effectué est inférieur de plus de 10% à celui qui aurait dû être réalisé. Elle ne s'applique toutefois pas si vous pouvez notamment justifier votre bonne foi ou si l'écart provient d'éléments difficilement prévisibles au moment de la demande.

Le nouveau taux est ensuite transmis automatiquement aux organismes concernés. Sa prise en compte peut prendre un à trois mois selon la situation et le calendrier du collecteur. Une modulation effectuée en cours d'année s'applique jusqu'au 31 décembre ; le taux issu de la dernière déclaration reprend ensuite le relais, sauf nouvelle modification.

Quel taux pour les placements financiers ?

Par défaut, pour les gains issus de vos placements financiers, ce n'est pas votre taux de prélèvement à la source qui s'applique. Il existe un taux forfaitaire dédié aux placements financiers : le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi communément appelée « flat tax ».

Le taux d'impôt sur le revenu du PFU est de 12,8% : cette ponction est réalisée par votre banque à la source dès le versement de vos intérêts annuels (par exemple) ou lors d'un retrait sur votre assurance vie.

Ce taux de 12,8% d'impôt sur le revenu est complété par 18,6% (ou 17,2%) de cotisations sociales pour parvenir à 31,4% de flat tax au total ou 30% pour certains revenus (notamment les intérêts des assurance-vies, des CEL / PEL / PEP).

Il est également possible d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus‑values de cession de valeurs mobilières. Pour cela, il suffit de cocher la case 2OP sur la déclaration de revenus n° 2042. Cela peut avoir un intérêt notamment si le contribuable est non imposable, ou à 11% seulement.

Dans cette hypothèse, le prélèvement forfaitaire effectué à titre d'acompte sera imputé sur l'impôt sur le revenu dû. Il doit apparaître dans la case 2CK (à compléter si ce n'est pas le cas) et le surplus éventuel vous sera remboursé. Enfin, si vous remplissez les conditions de ressources requises, vous pouvez demander une dispense de prélèvement d'acompte en la réclamant un an à l'avance auprès de votre établissement financier.

Indépendants, revenus fonciers... Quels acomptes ?

Les acomptes concernent tous ceux qui signalent lors de leur déclaration de revenus des ressources sans « tiers collecteur ». C'est-à-dire des ressources hors salaire, pension de retraite, etc.

Le Trésor public ne peut réaliser de prélèvement à la source sur les loyers que vous percevez directement d'un investissement locatif, ni sur tous les revenus d'indépendant (BIC, BNC, BA), ni sur les pensions alimentaires, entre autres.

Un acompte, calculé automatiquement par le fisc, est prélevé sur le compte bancaire que vous avez renseigné à la DGFiP. L'opération apparaît au 15 du mois sous le libellé « PRELEVEMENT Direction Générale des Finances publiques ». Il est possible de réclamer un prélèvement trimestriel plutôt que mensuel.

Comme le rappelle la DGFiP, « ce prélèvement cumule les montants au titre de tous les types de revenus et pour toutes les personnes du foyer fiscal ».

Quelle modification possible ? Vous ne pouvez pas baisser les acomptes, sauf en passant par la rubrique « Actualiser suite à une hausse ou une baisse de vos revenus », où vous devez signaler une baisse globale de vos ressources. La modulation à la baisse de votre taux est soumise à l'existence d'un écart de plus de 5 % entre le montant du prélèvement résultant de l'actualisation et le montant du prélèvement initialement supporté en l'absence de modulation.

Il est en revanche possible d'augmenter l'acompte de prélèvement à la source, ou d'en créer un nouveau : le but est de coller au maximum à la réalité de vos ressources pour éviter d'avoir un important « solde restant à payer » sur l'avis d'impôt de l'année suivante.

Calcul final de l'impôt : comment le fisc prend en compte le prélèvement à la source ?

Vous êtes prélevé tout au long de l'année sur vos salaires, sur vos pensions, sur les loyers que vous percevez, etc. Et c'est uniquement l'année suivante que la DGFiP va affiner son calcul. Objectif : vous rendre ce que vous avez payé en trop, ou vous réclamer le restant à payer.

Les montants ponctionnés à la source sur vos salaires ou payés en acomptes apparaissent dans votre déclaration à la rubrique « prélèvement à la source ». Ces montants sont évidemment préremplis. La DGFiP prend ainsi en compte ce que vous avez déjà payé avant de finaliser le calcul de votre solde d'impôt annuel.

« Montant qui sera remboursé », « Impôt avant crédits d'impôts »... Ce calcul à déchiffrer en fin de déclaration

Crédit et réduction d'impôt : une avance à la mi-janvier

C'est l'un des bémols de la réforme du prélèvement à la source : votre taux de prélèvement ne prend pas en compte vos crédits et réductions d'impôt. Pour vous éviter d'avancer chaque année trop d'argent au fisc, la DGFiP reverse chaque année à la mi-janvier l'équivalent de 60% votre avantage fiscal annuel.

Ce virement de la « DGFiP Finances publiques », d'un montant moyen de 639 euros en 2025, au bénéfice de plus de 9 millions de foyers fiscaux, porte le libellé « AVANCE CREDIMPOT » sur votre compte bancaire. Il est calculé sur la base de la dernière déclaration de revenus complétée.

Depuis quand le prélèvement à la source existe-t-il ?

Avant le prélèvement à la source, l'impôt sur le revenu était payé avec un an de décalage : les revenus perçus au cours d'une année étaient imposés l'année suivante. Les contribuables pouvaient payer leur impôt en plusieurs échéances ou opter pour la mensualisation, qui permettait d'étaler le paiement sur l'année.

Ce fonctionnement pouvait toutefois poser des problèmes en cas de changement de situation. Une baisse de revenus, un départ à la retraite ou une perte d'emploi pouvait par exemple entraîner une diminution des ressources alors que l'impôt à payer restait calculé à partir des revenus de l'année précédente.

Le prélèvement à la source a été instauré pour supprimer ce décalage entre la perception des revenus et le paiement de l'impôt. Préparée sous le quinquennat de François Hollande, puis mise en œuvre sous celui d'Emmanuel Macron, la réforme a été votée dans la loi de finances pour 2017. Après une année 2018 de transition, marquée par l'« année blanche », elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2019.

Questions fréquentes

Pourquoi dois-je encore payer en septembre alors que je suis prélevé chaque mois ?

Le prélèvement à la source permet de payer votre impôt au fur et à mesure de la perception de vos revenus. Mais le montant prélevé chaque mois est basé sur votre situation fiscale connue au moment du calcul de votre taux. Après votre déclaration de revenus, l'administration fiscale recalcule le montant exact de votre impôt. Si vous avez finalement payé moins que ce que vous devez, vous devez régler la différence. À l'inverse, si vous avez trop payé, l'administration fiscale vous rembourse la différence.

Pourquoi mon taux de prélèvement a-t-il changé en septembre ?

Votre taux est recalculé chaque année après votre déclaration de revenus. L'administration fiscale tient compte de vos revenus et de votre situation fiscale les plus récents. Le nouveau taux est généralement appliqué à partir de septembre.

Pourquoi mon prélèvement augmente alors que mon salaire n'a pas changé ?

Votre prélèvement dépend de votre taux d'impôt, et pas uniquement du montant de votre salaire. Si votre taux a augmenté après le recalcul de votre situation fiscale, le montant prélevé sur votre salaire peut augmenter même si votre salaire reste identique.

Pourquoi ai-je un prélèvement sur mon compte bancaire en plus de celui sur mon salaire ?

Certains revenus ne sont pas soumis à une retenue directement sur votre salaire. C'est notamment le cas de certains revenus fonciers ou revenus d'indépendant. L'administration fiscale prélève alors des acomptes directement sur votre compte bancaire. Vous pouvez consulter ces prélèvements dans votre espace particulier.

Pourquoi dois-je continuer à faire ma déclaration de revenus si je suis déjà prélevé ?

Le prélèvement à la source ne remplace pas la déclaration annuelle. La déclaration permet à l'administration de connaître vos revenus réels et de prendre en compte vos charges, réductions et crédits d'impôt. C'est grâce à cette déclaration que l'administration peut déterminer le montant définitif de votre impôt et procéder à une éventuelle régularisation.

Pourquoi mon conjoint et moi n'avons-nous pas le même taux ?

Pour les couples mariés ou pacsés soumis à une imposition commune, le taux individualisé est appliqué par défaut. Chaque conjoint peut donc avoir un taux différent, notamment lorsque les revenus des deux personnes sont différents. Cela ne signifie pas que le couple paie plus d'impôt : le taux individualisé modifie principalement la répartition du prélèvement entre les deux conjoints. Il est possible de modifier cela pour appliquer un taux commun dans votre espace personnel en ligne.

Je n'ai pas envie que mon employeur connaisse mon taux d'impôt. Que puis-je faire ?

Vous pouvez demander à l'administration fiscale de ne pas transmettre votre taux personnalisé à votre employeur. Il appliquera alors un taux « non personnalisé », déterminé uniquement à partir du montant de votre rémunération. Vous pouvez choisir cette option depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr, dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Votre employeur connaîtra ainsi le montant de prélèvement à effectuer, mais pas votre taux personnalisé calculé à partir de votre situation fiscale.

Benoît LETY
Benoît LETY

Benoît LETY suit principalement les thématiques impôt, retraite, salaire, aides sociales et épluche chaque semaine les questions de lecteurs. Tout... Lire la suite

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