La hausse mensuelle avait initialement été annoncée à 0,9%. La hausse sur un an n'est pas révisée, mais elle traduit une envolée, après +0,9% en février : les prix ont été tirés à la hausse par l'énergie, et particulièrement les produits pétroliers (+17,1% sur le mois après +1,8% en février), en lien avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février. Les prix de l'énergie dans leur ensemble augmentent de 8,9% sur le mois en mars, après +0,3% en février.
Les prix des produits manufacturés augmentent moins qu'en février (+0,7% après +1,4%) comme ceux des services (+0,2% après +0,5%) et du tabac (+0,3% après +0,4%). Les prix de l'alimentation sont en légère hausse (+0,1% après une stabilité). Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation augmentent de 0,8% en mars après +0,2% en février.
La hausse des prix de 1,7% sur un an, remarque l'Institut national de la statistique, s'explique en grande partie par la montée rapide des prix de l'énergie (+7,4% après -2,9% en février).
Baisse des prix de l'électricité et du gaz
Sur l'année, les prix des produits pétroliers ont ainsi augmenté de 18,1% en mars : +23,5% pour le gazole, +9,9% pour l'essence et +40,9% pour les combustibles liquides. Les prix de l'électricité pour leur part continuent à baisser (-3,1%) comme ceux du gaz (-2,2%).
Sur un an, les prix des services accélèrent légèrement (+1,7%), comme les prix du tabac (+3,2%). Pour leur part, les prix de l'alimentation ralentissent (+1,8%) et ceux des produits manufacturés baissent encore (-0,5%).
L'inflation sous-jacente sur un an, qui ne tient pas compte des prix les plus volatils, comme ceux de l'alimentation ou de l'énergie, s'établit à +1,1% en mars après +0,9% en février.
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre les pays de la zone euro, augmente de 1,1% sur un mois, après +0,7% en février. Sur un an, il augmente de 2,0% (au lieu de 1,9% initialement annoncé) après +1,1% en février.